La Passion de la Bécasse et de sa Chasse avec nos Chiens
 
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 La Bécassine

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Galinago
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Premiére Bécasse : 10/11/2005

MessageSujet: La Bécassine   Mar 8 Juil - 18:18

Captain56 a écrit:
Dimanche, en ballade avec mon fils, je tombe par hasard sur 4 bécassines dans un vieux champs de maïs détrempé.

Lundi, je retourne sur les lieux avec Gratou. Je ne fais pas assez attention au vent et les 4 oiselles décollent toutes seules avant que nous arrivions sur les lieux. Je me contenterais d'un arrêt sur place chaude.
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Ce midi pendant ma pause, je mets les deux chiens dans la voiture et c’est reparti.
Je commence par sortir Vinyl dans un bois, histoire de le faire courir un peu et d'éviter les jalousies.
Après permutation des chiens, les choses sérieuses commencent.
Nous avançons avec un vent qui varie entre le pleine face et le côté gauche, voire par moment légèrement dans le dos. Pas simple. Néanmoins, Gratou se débrouille très bien avec une quête très appliquée. Deux fois il resserre les lacets vers des places propices mais il n'y aura rien au bout. Nous arrivons presque au bout de la parcelle et je commence à désespérer mais finalement Gratou a quelque chose dans le pif. Mais il manque de prudence et tape la bécassine  Mad 
Je suis surpris de voir qu'il ne court pas sous l'aile.
Je le reprends, le place quelques mètres en arrière et lui ordonne de ne pas bouger.
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Je continue et même scenario cent mètres plus loin. Même punition :



On dirait que les jolis progrès constatés en début de saison auront été réduits à néant après des mois de chasse au bois sans retourner au marais.
Je décide d'aller voir une petite parcelle parfois bien fréquentée.
Je libère le chien et constate d'emblée que le chien est plus prudent. Il ne cesse de se retourner pour m'interroger du regard. Je l'encourage avec des gestes du bras et des timides "allé". Il alterne les phases de quête et de coulés.
Là je suis certain qu'il y a des oiseaux, mais parviendra-t-il à les localiser précisément ? Après plusieurs fausse-alertes, il revient en arrière, reprend une émanation et commence à couler et à se faufiler discrètement entre les joncs, pour finalement se bloquer quelques secondes, jusqu'à ce que décollent pas moins de vingt bécassines des marais à moins de vingt mètres... A ma grande satisfaction, le chien ne bouge pas à l'envol.





Bref, je crois que si je veux en faire un bécassinier, il va falloir persévérer.
Par contre, point positif, sans rien faire de spécial, il est presque sage à l'envol  Very Happy

willy17 a écrit:
Histoire de faire plaisir à Michel, et que c'est aussi vrai qu'un setter à l'arrêt, c'est joli ; je suis sorti avec la setter et je suis sorti une heure avec Habby, pendant laquelle, elle m'aura fait un festival de quête .... grande, la Quête .... très Grande  !!!!

Par contre, une erreur sur le mode avec l'appareil me donnera que des photos minables, mais bon, le bouton a du tourner quand je mettais l'apn dans ma veste car il pleuvait ...
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Habby, qui me lévera une bécassine .... sans aucuns cris ...  scratch scratch

Arrêt sur  Question  Question



Pas le temps de vérouiller l'oiselle ...


Et moi je met trop de temps avant de la voir, elle vole en rase motte avant d'encimer la haie au fond, c'est que là que je la verrai, trop loin !!!!

Deux autres spot, vide comme la tête de Ségo ...

Je prends Aynoha pour faire la prairie derrière la maison ...

A peine, j'y pénétre que Aynoha se bloque, elle coule sur la droite (m'induisant en erreur) !!!
La bécassine part sur la gauche à 3 ou 4 mètres d'elle !!!

Je me suis fait eu !!!!


Aynoha reprend sa quete, lente et méthodique ...


Et au détour d'une touffe ...


Je suis pret ... elle va partir devant ...

Eh bien non derrière !!!!! la mise au point se perd sur les rang de vigne et moi je vais perdre patience ....

Allons voir les canards ...

- Ouuuuuh, il y a quelque chose là !!!!


- Ah, bon !!! Un rat, certainement !!!!

Mais non, c'est la poule qui couve sur l'eau !!!!!



Voilà, 3 bécassines et une poule d'eau plus tard, voici, 2 heures au Marais Saintongeais !!!


CAL20 a écrit:
Voilà ! Voilà ! Bon j'arrive ...
La bécassine américaine
Réservé aux mordus, les vrais, ceux qui manquent une journée de travail ou pire, qui reporte à plus tard un rendez-vous galant afin d’aller avec les copains se disloquer les genoux dans la vase aspirante pour un oiseau de quelques grammes, la chasse à la bécassine est manifestement une chasse qui accroche.

Carte d’identification
La bécassine des marais d’Amérique :  Gallinago délicata
La longueur, du bec à la queue varie de 26 à 30 cm.  Le bec mesure 6.4 cm en moyenne.  Le poids oscille entre 95 et 155 g  et l’envergure est de 45 cm.
Différentes teintes de brun, du chamois, du jaune ocre et du noirâtre s’entremêlent sur les parties supérieures; le bas du dos est rayé de chamois.  Elle a sur la tête une rayure médiane chamois clair ou blanchâtre.  La queue est courte et la région subterninale est rouge brique avec une fine barre noire près du bout, lequel est blanchâtre ou chamois.  La poitrine brune chamois est marquée de brun foncé réparti de diverses façons.  L’abdomen est blanc, tandis que les côtés et les flancs sont rayés de brun foncé.

Répartition
Mademoiselle délicata niche depuis le nord-ouest de l’Alaska et le nord des régions continentales du Canada jusqu’en Californie, en Arizona, au Nébraska, au centre de l’Iowa, au nord de l’Illinois, au nord-ouest de la Pensylvanie et au nord du New-Jersey.  Elle hiverne principalement depuis le sud de la Colombie-Britanique, l’Utah, le centre du Nébraska, l’Indiana et la Caroline du Nord jusqu’aux Antilles, en Colombie et au Vénézuela, en Amérique du sud

La bécassine d’Amérique affectionne les sols organiques riches et détrempés et les abords des grands et petits marais d’eau douce, des tourbières et autres endroits similaires au sol boueux et couvert de végétation basse sur les bords marécageux de certaines nappes d’eau, des champs et pâturages humides ou carrément inondés.  Différentes espèces de mousses, carex, herbes et petits arbustes procurent à la bécassine le couvert végétal bas et le substrat qui lui sont favorables.  Elle tend à éviter les endroits où la végétation est trop haute et dense.
En Amérique du nord il n’existe qu’une seule espèce de bécassine; c’est la bécassine de Wilson.  Elle ressemble terriblement à la bécassine des marais d’Europe tant physiquement que par ses mœurs.

La chasse de la bécassine de Wilson
La traque de la bécassine en Amérique se pratique de deux façons, soit à la botte ou au chien d’arrêt, tout dépend du terrain où se déroule la partie de chasse.  
La plus belle place pour s’adonner à la chasse de la demoiselle délicate  est sans contredit la batture du fleuve St-Laurent.  «La batture»  est un terme usuel utilisé au Québec pour désigner les berges couvertes d’herbes marines du grand fleuve qui sont assujetties aux jeux des marées.  Le Saint-Laurent qui prend sa source au centre de l’Amérique du nord dans la plus grande réserve d’eau douce de la planète; les grands lacs, constituent la porte d’entrée du nouveau monde.  Vénéré depuis la nuit des temps par les Amérindiens c’est ce majestueux cours d’eau qui a insufflé la vie à l’Amérique moderne en voyant sur ses flots tour à tour les Vikings, les Basques, les Français et les Anglais.  Le fleuve St-Laurent est plus vivant que jamais.  Les eaux douces et chaudes des grands lacs en plus des centaines de rivières et d’un fjord, le Saguenay, qui se mêle à l’eau froide et salé de l’atlantique provoquent une véritable explosion de vie.  Il est un immense garde manger rempli de baleines, de poissons gras et délicieux, de phoques, des centaines de milliers de phoques qui sont exponentiellement plus nombreux qu’il y a 400 ans, en dépit des propos complètement hors contextes crié sur toutes les chaînes par une vieille tarée anti-chasse…

Les battures herbeuses du fleuve sont donc toute désignées pour accueillir les bécassines de passage où la table est expressément mise pour elles.
Avant d’entreprendre le périple vers le sud, elles se regroupent en grands nombres dans les immenses tourbières du grand nord Canadien, sur des sites riches en nourriture afin d’augmenter en épaisseur leur couche adipeuse… tout à fait délicieuse.  Dans le nord de la province de l’Ontario, au Canada, les chercheurs ont observé des rassemblements regroupant entre 200 et 300 bécassines parées au départ.  Lors de la grande migration d’automne ce sont justement les oiselles qui partent le bal.  Le dernier quartier de lune d’août donne le signal de départ des premiers groupes d’oiseaux de toutes sortes qui déferlent vers le sud de l’Amérique du nord et le nord de l’Amérique du sud en faisant une halte, une sorte de passage obligé le long du corridor fluvial du St-Laurent.  La bécassine figure parmi les premiers à entreprendre ce périple.  Par vagues successives, elles tombent comme ça, un peu partout en séjournant plus ou moins longtemps à la même place s’il y a abondance de nourriture et que tarde à venir le gel du sol.
A l’automne 1989, pendant 7 jours consécutifs j’ai chassé au chien d’arrêt sur une petite platière en y levant environ une trentaine de bécassines pour en tirer 8 à 10 lors des six premiers jours, à l’arrêt seulement.  
A l’aube de la septième journée la place était complètement déserte.  Les bécassines étaient toutes parties à la faveur d’un ciel étoilé, signe d’une haute pression précurseur de temps froid et sec qui avait simplement gelé le sol et vitrifié les mares.
La chasse à la bécassine sur le bord du fleuve à quelque chose de magique.  Tout d’abord il y a la beauté des lieux qui malgré la présence de l’homme, garde son intégrité sauvage.  Le vert pastel des carex, spartines et des scripes d’Amérique qui change de ton au gré des ondulations provoqué par le vent envoûte le chasseur des grèves.  

Un joli tableau de 2 bécassines et une gélinotte...
J’ai la mémoire tatouée de souvenirs de chasse à la bécassine, là où ça sent bon le bord de mer, cette odeur iodée d’algues pourrissantes au soleil le midi d’une marée basse.  J’habitais à cette époque dans une région que nous appelons au Québec «La Côte Nord».  C’est-à-dire la rive nord du St Laurent à l’extrême est, juste avant qu’il se transforme en golfe.  Dans ce pays il n’y a qu’une seule route qui relie les villages nichés soit sur les hauteurs de la frange côtière rocheuse ou au fond des baies à l’abri des sautes d’humeur de l’atlantique nord toute proche.  C’est une contrée rude comme ses habitants qui tirent le meilleur parti d’une nature difficile mais généreuse quand on sait l’apprivoiser.  Dans les petites baies herbues qui s’étirent vers le large lors des grandes marées d’automne, les bécassines sont nombreuses aux alentours de l’Action de Grâce.  Les berges vaseuses regorgent d’organismes rejetés par le ressac, ce dont notre oiselle se régale.  Vers de mer, larves de toutes sortes et petits crustacés composent la vie lilliputienne des battures ou chaque touffe de carex peut cacher sa bécassine.  Quand il y a beaucoup de gibier le tir n’est pas trop difficile.  On peut même se permettre de louper quelques oiseaux mais il en reste toujours autant pour s’assurer.  Il faut toutefois être rapide pour tirer la bécassine, sinon elle prend de la vitesse puis elle zig zag et c’est fichu.  En tout cas, c’est ma technique et ça marche.
Les cartouches à billes non toxiques sont obligatoires en Amérique pour chasser les migrateurs à l’exception de la bécasse qui bénéficie d’un répit parce qu’elle est désignée comme une «gibier des hautes terres» aux termes de la loi, comparativement aux oiseaux de rivage et aux gibiers d’eau.
Comme le paysage agricole du Québec se situe dans l’axe du fleuve, les pâturages et les différentes cultures, les chaumes et les labours d’automne remplis d’eau de pluie offrent des sites de choix pour pratiquer la chasse au chien d’arrêt, laquelle d’ailleurs offre le plus grand chalenge.
Comme les bouses des bovidés attirent les insectes,  elles attirent également les bécassines qui se régalent des insectes et des larves qui s’y trouvent.
Bref, amis chasseurs de petit gibier, c’est l’ambiance qui entoure la chasse à la bécassine qui nous rend accros à cette récréation.

 Le vent dans la face, la pluie, le retour du soleil qui perce les nuages.  C’est l’envol diabolique de la bécassine de Wilson et le bonheur d’en déguster une le soir même, flambée à l’armagnac avec les amis qui nous rend dingue de cette chasse.
Rémi







Galinago a écrit:

La Lozére, cela commence toujours par un barbelé, et à force, on trouve vite les bons endroits pour les franchir.

Je m’étais promis d’écrire quelque chose de bien convenable et de poétique, mais ce soir encore, je passe à coté.

Voilà, c’est comme ça.




Le marais est à moi ! Enfin … celui-ci il appartient à Pierrot.




En arrivant, je trouvais qu’il faisait trop chaud, l’herbe était trop verte, cela ne sentait pas la bécassine.

On peut se tromper.

Finalement, cela va aller assez vite …




Très vite même … il paraît qu’elles vont à près de 100 km/h…




Un peu plus loin, le Koff se laisse fasciner …




Et pas pour rien !




C’est toujours le même enchantement …




Le soir en rentrant et qu’on découvre le résultat …




Pour une fois, il n’y aura qu’une rivière à franchir, mais sa profondeur dépasse largement la capacité de mes bottes




Je trouve un gué …




Le cours d’eau contourne mes jambes et épouse la forme de mes bottes … Ça doit être ça, le mariage gué (ça commence …)




Tiens quelques petits vairons … il y avait trois pécheurs plus bas.




Le Koff s’étonne sans doute que je passe autant de temps à contempler l’eau qui coule …




Après cette parenthèse aquatique, les affaires reprennent …




Au bruit qu’elle fait, j’en conclu que c’est une sourde …




A 100 km/h, il faut quand même bien viser…




Les champs sont envahis de fleurs … quelle merveille !




La Nature ayant ses exigences, je fais une petite pause …




Le Koff ayant les siennes, il fait de même et m’accompagne  …

Je suis content que mon Koff n’ai pas d’appareil photo.




C’est bucolique, la Lozére …




J’aime bien ce petit pont de pierre ….




Il me fait penser à cette chanson :




Mais que fais tu mon Koff ?




Ah ! D ‘accord !




Elle s’éloigne …




Et encore …




Mais il ne veut vraiment pas bouger le Koff.

Je … prés de la touffe d’herbe…




Et oui ….




J’attendais cette photo depuis cinq ans …




Superbe !




Ah là là !




Une belle journée finalement




A bientôt !




Sc0lopax a écrit:
Bonjour à tous.

Le ciel est bleu, le soleil brille, seulement masqué en fond de vallée par une brume résiduelle qui n’a pas encore eu le temps de se dissiper, j’ai une petite demi heure devant moi, tiens, si on allait rendre une petite visite de courtoisie à mes oiselles du marais.
Lola qui n’en demandait pas tant est déjà les pattes dans la boue, au milieu des laîches et des touffes de joncs, ne tardant pas à me verrouiller la première bécassine. Juste le temps d’allumer l’apn que celle-ci s’envole à tire d’ailes pour aller se reposer une centaine de mètres plus loin, et ma Lolotte qui repart de plus belle à la recherche d’un nouvel oiseau. Elle m’en trouvera deux autres qu’elle négociera de la même manière, j’ai raison d’en profiter car je sens qu’elles ne vont plus rester bien longtemps.
Mais il est déjà l’heure de partir, aucun regret de n’avoir pu rester plus longtemps, c’est déjà beaucoup que d’avoir pu assister à plusieurs arrêts en si peu de temps.
Je vous laisse en compagnie de mon kiki et de ses amours du moment en vous souhaitant une bonne journée.  



































































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