La Passion de la Bécasse et de sa Chasse avec nos Chiens
 
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Le Théme pour le Concours Photos de Septembre est "L'ouverture de la chasse, territoire, chiens et/ou gibier" ... Le Théme pour le Concours Photos de Septembre est "L'ouverture de la chasse, territoire, chiens et/ou gibier" ... Le Théme pour le Concours Photos de Septembre est "L'ouverture de la chasse, territoire, chiens et/ou gibier" ...


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 Le Chant du Marais

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Galinago
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:18


Pour écouter en même temps ...






Il est dimanche.

Juste dimanche.

Il a plu toute la nuit et il pleut encore.

Juste un peu.

J’hésite à partir chasser : quand il pleut un peu chez moi, il pleut beaucoup au Marais.

En face,  mon ami l’écureuil vient faire provision dans le noisetier du jardin d’en face.

Le long de la rue.

J’habite dans le centre ville.

Le noisetier est ouvert tout la journée et toute la semaine.

Le noisetier est tout vert pour quelques jours encore, l’automne arrive, l’automne est là.

Alors, je vais aller au Marais.




Tiens, des vaches !

Nous ferons champ à part aujourd’hui.

C’est plus serein comme cela.




Voilà, je suis au Marais.

Avec le Koff, il ne claque plus des dents.

Mais boite un peu.

Il est déjà à l’arret.




Il remonte doucement cette petit raze, et se bloque.

Elle est là.

Peut être.




Des cris plaintifs, trois bécassines s’envolent.

Fracas.

L’une d’elle, ou plutôt l’une d’aile, bascule et tombe dans les hautes herbes.

Nous ne la retrouverons pas.

Rage et tristesse, je n’aime pas perdre du gibier.

Je sais par expérience qu’il ne faut pas insister.

Il faut attendre, de longues heures, et parfois le miracle se produit, on la retrouve.




Sept heures plus tard.

Le Koff cherche, doucement, et trouve

Doucement.




Merci, mon Koff.




Mais la quête a continué.

Calmement, au rythme du Koff.




Elle était là.

Etrange moment.

Aujourd’hui c’est ainsi.




Nous changeons de Marais.

C’est mieux de faire champ à part.

C’est plus serein.




Ce n’est plus le Marais, c’est le pré du Baron.

C’est égal.

Le Koff est à l’arrêt. Déjà.




Nous remontons une haie.

Chacun de son coté.

Arrêt.

A nouveau.




Il coule.

L’oiselle s’envole.

En silence.




Swing dévastateur ?

Coup de chance seulement.

C’est bien une bécassine des Marais.

Du pré du Baron.




Les champs sont infinis.

La quête du Koff aussi.

La bécassine vole au loin, légèrement assourdie, c’est bien ainsi.




C’est le champ de la Maison Bleu.

Les vaches ne sont plus là.

C’est bien.

Nous faisons champ à part.

C’est plus serein.

Mais déjà.




Un beau cadeau.

Merci le Koff.




Et puis encore.

Sans relache.

Le Koff fait son train.




Ainsi se terminera cette journée.




Ce fût une belle journée.




Une très belle journée.




A bientôt.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:19


C’est le bon moment de l’après chasse.

Deux ou trois jours de frigo, …




Et c’est le moment d’achever de consommer l’offrande de ces vies…




Quelques lamelles de cèpes dorent doucement, les bécassines sont moins longues à cuire …




Ainsi soit-il …




Il faut une cocotte en fonte Staub.

Sans cocotte en fonte Staub, la cocotte, pas la fonte, la cuisson n’est pas possible.

C’est ainsi.




Dumpy’s Dump, le setter bien aimé, surveille la cuisson.

Enfin presque.

Il ne faut pas que cela sente le brulé.

C’est mieux.




Et voilà, c’est le moment tragique, ultime sommet de l’acte de chasse.




Un moment de recueillement : Jubé Dominé Benedicere.

C’est du latin.

De quand j’étais chez les moines.




Juste rosée, presque saignante.

C’est ainsi que c’est bon.

Il y a les parfums du Marais.

J’y retourne bientôt.




Le Koff à qui je dois ce merveilleux repas.




Dumpy’s Dump, le setter bien aimé qui en louche de bonheur.




Et mon barbu qui aimerait bien partager.




Mon barbu …

Je parle du teckel, bien sûr.


Je dédie ce post à Jérome du Périgord Noir.

Notre Poupou des Bois.

Il comprendra mes regrets.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:20

Je viens de recevoir un coup de fil de mon réseau de renseignement "Bécassines" ...Ça chauffe en Lozère ... Demain .... je vais déjeuner chez Bastide ... Et oui ! Un peu trop cassé ce soir pour partager la journée ...




Dans quelques jours ... peut-être... juste un résumé ... une synthèse ... il y avait quelque chose devant ...


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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:21

Petite sortie ce soir après le travail.

Petite chasse d'une heure avec le Blot

C'est suffisant pour de belles émotions...



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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:22

Pour être franc, ce qui suit, tutoie les rives dévastées du minable et de l’insignifiant.

Le respect des lecteurs et l’éthique de la chasse voudraient que la narration de nos exploits cynégétiques soit débarrassée de tout affect personnel et se résume à la description d’un tas de plûmes et de douilles incomptables.

Mais les chemins de la purification sont long et tortueux, il me faudra sans doute des années avant d’atteindre la quintessence du « Pan ! J’en ai eu une ! »

D’ici là, il me faudra faire avec ma médiocrité et vous avec.

Après m’être soulagé de quelques âneries sans lesquelles ma gueusité ne serait pas ce qu’elle est, je ne désespère pas d’atteindre enfin le Marais, où la Saint Denis semble se fêter avec un peu d’avance.

Nous sommes donc samedi 6 octobre 2013, et je prends la route vers le Cézallier, un peu à contre cœur, dis-je le souligner...(et là, Monfraix téléphone à J-L Labourier qui partage le Rusticolus pour lui dire d’aller voir fissa le post de Galinago … belle mentalité … et piapiapia et piapiapia … on a un peu honte, alors on se rend invisible …)

Ce ciel, déchirant de beauté, ne me dit rien qui vaille, il porte en lui les promesses d’un déluge qui ne sied pas aux célestes méandres de mon incarnation quasi sexagénaire.




J’aurais aimé sans doute prolonger le doux tête à tête avec Morphée, moment si délicieux le samedi matin après une semaine d’un appliqué labeur et sans reproche.

Il faudrait être la moitié d’un âne pour aller sciemment au devant d’une douche dont la seule pensée me glace tout autant le cœur que le corps.




Mais que voulez vous, la pelle du Marais fût le plus fort et puis, on n’a rien sans rien.




Une belle surprise à l’entrée de cette bonne ville de Murol …




Et là, ce fût un beau défi de continuer à conduire en photographiant avec un engin qui pèse ses trois kilo, sans sortir de la route, et en évitant d’extrême justesse Mademoiselle Lelonbec et Mademoiselle Procul qui sortaient juste de la messe à petits pas de bigote.




Je ralenti pour profiter du spectacle, il disparaît très vite.




Nous voilà arrivé. Le 21 rue quoi, sans blague, on est nulle part !





Voilà, j’y suis enfin, et si le ciel est gris à faire pleurer Jerry Lewis, il gardera pour lui ses larmes de pluie et je lui suis grès d’avoir fait de l’ombre au soleil sans provoquer son courroux.

Aujourd’hui, je chasse avec le Blot.





Les couleurs tournent à  l’automne et si vite, passent-elles que déjà l’hiver les couvre de blanc.

Je lève les yeux et vois déjà passer la première bécassine. Diantre, elles sont bien légères et arrivent du marais bretons assurément.

Le chien n’a pas vraiment tapé, il passe à mauvais vent et je ferais le reste. La prudence est de mise.




Mais à l’évidence le Marais n’est pas solitaire, et le Blot hurluturpine droit au but et sans chichi.

La truffe frémissante, le Blot se montjoyesaindenise de ce premier arrêt.




La queue bien droite et figée au garde à vous, elle hisse le pavillon d’un abordage imminent, Ventre Saint Gris, Foutre Pucelle, ça va saigner.




La tête plonge dans l’herbe, c’est une bécassine sourde, je l’enfume.

Je ne devrais pas vous dire cela : il est interdit d’enfumer dans les lieux publics.




Le Blot ne laisse pas de répit à mon dépit …




On s’assure que c’est bien ça …




Et vraououoummm ! Et toujours ce moment un peu mélancolique, mélangé de joie et de peine, la chasse est ainsi faîte.




Et la quête reprend …




En folle cavalcade …




Mon Blot … je suis ému.




Il n’y  pas énormément de bécassines, mais elles sont bien réparties.




Un petit coup de nez …




L’endroit est propice …




Le swing dévastateur de Galinago le Flamboyant a encore frappé.

- Dites moi Monseigneur, vous n’avez pas les chevilles qui deviennent ENORMES ?
- Taisez-vous Blaze, je chasse !





Le Marais est vaste




Et touffu, et cela fait vingt minutes que je cherche le Blot.




Je retrouve mon chien à plus de trois cent mètres de là.

Il est à l’arrêt depuis vingt minutes.

Je sais par expérience qu’il y est allé direct.

Le Blot est comme cela, parfois, sans savoir pourquoi il part, quelques instant d’inattention pour faire une photo, mais où est-il ?

La grosse erreur serait de courir. J’allonge le pas sans précipitation, il faut laisser du temps au temps, si la bécassine est là, depuis vingt minutes, le Blot lui a dit qui est son souverain.




Elle était bien là …




Ce fût une belle matinée …




Cela fait cinq heures que je marche, le chien est fatigué et l’hypoglycémie me ronge.

Il est temps de ce restaurer et sur la route qui nous y mène, j’ai brusquement envi d’eux coq !




- Cocorico !

- Merci du partage !

Et oui, on ne perd pas facilement les habitudes du Forum.




Après avoir nourri le chien, je vous emmène à l’Auberge de la Cabane, au milieu de nul part, cuisses de grenouille et plat du jour, fromage, dessert, le repas terminé, ne comptez plus chasser !




Les patrons sont d’une grande gentillesse et sont à l’écoute de leurs client, nous nous connaissons depuis longtemps, de la salade et un rôti de veau fondant et goûtu comme ce n’est pas possible, suffiront à me requinquer.




Un peu las du poids des mots et du chocs des photos, et même si l’après midi fût tout autant festive, elle restera mon secret et avant de reprendre le chemin du retour ….




… j’allais presque oublier de vous dire que la journée fût belle et riche en émotions ….




A bientôt.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:23

Petite sortie dans le Cézallier, après le travail.

Ce fût compliqué, le setter est en train de basculer dans l'hyper-pistage, la moindre place chaude devient une affaire d'état.

Il remonte péniblement une raze bien boueuse en multipliant les arrêts sans fin, la bouffaïsse commence à me titiller les naseaux ...

Après l'avoir encouragé, il finit par s'en extraire pour foncer ventre à terre dans un autre endroit tout aussi boueux, il tape deux bécassines sans donner le moindre coup de nez, je le regarde avec deux seringues dans les yeux et le numéro du véto en fond d'écran.

Il est grand temps de le remettre sur les bécasses, mais que donc attendent-elles, ces garces !

Je change de marais, il hurluturpine une raze qui s'évase vers le haut, enchaînant les arrêts coulés sans trop avoir à donner de la voix.

On arrive au bout de la raze, il se bloque, je me place, elle décolle.

Le premier coup va la chercher dans le zig, elle est dans le zag, un swing oscillatoire en avance de phase la cueille sans doute d'un seul plomb , elle se cabre et choie dans l'herbe. Le rapport est parfait.

Câlin au chien et bonsoir à tous.


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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:23


Samedi 9 novembre 2013.

Par crainte de ne pas entendre le réveil qui doit interrompre mes rêves à 5 heures du matin pour aller en vivre d’autres en Lozère, je sursaute à 4h37. Dehors le  vent souffle et ronfle doucement dans la cheminée. Les yeux encore collés de sommeil, j'en jette un sur la météo : « Beaucoup de vent et pratiquement rien derrière.». C’est intéressant.

J’éteins la lumière et songe aux marais de Nasbinals balayés par Eole, le bruit du vent, les bécassines qui refusent de s’envoler, le Koff qui ne va pas entendre le sifflet, et puis j’ai mal partout. Cette année la forme ne revient pas ... L’âge, sans doute ...

Je m’accorde un quart d’heure de réflexion, on ne part pas chasser comme cela, sur un coup de tête. Surtout quand on a mal partout !

Vais-je aller à Taupinet à la recherche de Roland le veau ou au Col de Bonnecombe voir les bécassines bleues chevauchant Pégase, le lac de Pléche et ses cœlacanthes aux dents acérées qui me poursuivent jusque chez Bastide ?

Je me réveille en sueur, il est 9 heures. S’en est fini de la Lozère pour aujourd’hui.

Je pense à ma commune, mais je n’ose pas imaginer le vent. Le temps passe, il est midi.

Le vent s’est calmé et je me souviens d’une parcelle de 7 ha au col de la Croix Morand, on y trouve parfois des bécassines.

Sitôt dis, sitôt fait, Basile est un dégourdi, le Koff dans la caisse, la caisse dans le Bipper, le Bipper dans le petit bois, petit bois derrière chez moi, et déjà les souvenirs reviennent du temps jadis où je chassais le mouflon dans le Sancy...

... Après une journée de profonde bredouille, il s’en trouva un, sur la gauche, posé sur ce piton désigné par la flèche verticale.

Il fallait faire vite, le jour était à l’agonie. Une approche d’anthologie, à quatre pattes dans la bruyère, le souffle court par l’effort et l’excitation, la voie la plus direct, per ardua ad astra, il fallu se rapprocher sur la gauche, le mouflon me fixe, je vois son oeil caprin dans les Leica, la Blaser noyée dans la bruyère, le réticule qui hésite et oscille au défaut de l’épaule, le fracas du 270 WSM, le nuage de sang derrière le mouflon, il s’affaisse sans avoir rien compris.

Le descendre dans la vallée ne fût rien, mais le remonter sur le versant opposé, j’en ai encore mal au bras. Souvenirs.




Le Col de la Croix Morand passé, nous descendons vers le Mont d’Or. Oh ! Pas longtemps ! Quelques centaines de mètres tout au plus, et voici où va se jouer le Grand Jeu.

La simple vue de cette lande désolée me procure un infini plaisir.




Sur la gauche nous rejoignons la voie romaine. Nous sommes arrivés. Le vent est supportable, la température beaucoup moins ...




Le Koff sort, fais son petit pipi, se laisse équiper, il entreprend sa quête avec douceur et application.




Les premiers arrêts sont déjà là, le désir augmente, mon Koff est à son affaire.




Nous somme à mauvais vent, mais il se dirige d’instinct vers un endroit qui me semble tout  à fait digne d’intérêt. Il hurluturpine l’humide en faisant un détour stratégique, et se met à l’arrêt.

C’est à chaque fois un moment magique.




Un des secrets du tir de la bécassine est de positionner le fusil à mi-chemin entre le sol et la trajectoire attendue de la bécassine, mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire, car c’est un secret.




Elle est bien là. Fracas de Thanatos, le regard d’éternité du Koff qui me renvoie des larmes aux yeux, comment ferais-je quand tu ne seras plus là ?




Autant en emporte le vent, son âme s’en est allée.




Nous franchissons la voix romaine pour rejoindre un autre endroit minuscule mais bien fréquenté.




La présence d’un troupeau de percherons, qui attendent leur ultime voyage chez Findus, va compliquer la chose, je suis inquiet de leur neutralité bienveillante, et il s’agit d’anticiper la possibilité d'un tir éventuel sous un angle qui n’agace personne.




Mais rien. Je ne suis pas sûr que les bécassines apprécient la proximité d’aussi grands animaux.




L’endroit est aussi fréquenté par des mouflons, et je surveille le chien avec une attention soutenue et bien m’en prend, car il part, mais pas longtemps, à la poursuite de ce mâle bien encorné, petit point minuscule en haut à droite.




Nous zigzagons entre les chevaux et la neige se met à tomber.




Cinglante par le vent, le température chute d’un coup, encore un arrêt, mais il faut rentrer car le brouillard tombe rapidement.




Je connais l’endroit, on peut tourner en rond pendant des heures quand le ciel étreint le marais à l’heure où les ombres s’allongent.




Nous rentrons, le Koff ne se fait par prier …




Nous étions au Col de la Croix Morand, 1401 m, ce fût une belle journée…



A bientôt.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:24

Dimanche 22 décembre.

Un petit tour en Lozére avec l’espoir secret de voir une bécassine...




Il y a eu beaucoup de neige, le sol est encore gelé, le marais n’a pas le moelleux habituel, peu de chance donc que les oiselles puissent se nourir.




C’était juste pour le plaisir de voir le Koff à l’arrêt ….




Je ne sais pas trop sur quoi d’ailleurs …




Là, vraiment j’y ai cru …




Adrénaline …




Il n’y avait que le simple plaisir de voir et d’entendre l’eau couler …




Et de passer un bon moment chez Bastide !




A bientôt.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:24


Petit coup de fil de ... les .... sont de retour dans nos ....

Je vais pas dire combien de .... et combien de ... là, seules les vaches (manière particulièrement fine, subtile et délicate de vous dire que vous n'en faîte pas partie) savent combien de ... et de ... j'ai fait cette après midi. Cela on l'a dans la peau .... ou pas!

Je prends donc le ... et en route vers ...




il quête et rapidement c'est le début d'une longue série de ... et de ...




Et j'en ... un bonne ... avec un  taux de .... exceptionnel l

De quoi remplir le .... et se pêter la ...




J'ai très très peu .... mais j'ai croiser le ...ais et je lui ai mis un joli cachou.




A .....
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:26


Demain avec le Koff, je vais enfin au Marais
Mais ce soir,  j’ai l’âme en grande grande peine
Pour cinq bécasses nous nous sommes déchirés
Pour si peu, trop de mots n’en valaient la peine

Demain, avec le Koff, je vais enfin au Marais
Je vais errer, hagard, pourquoi donc ai-je fait ça
Qui pourrait, de tant de violence, enfin se séparer
Ce n’était donc si peut pour en faire un tel plat




Demain, avec le Koff, je serais, à jamais, au Marais
Pour seulement cinq bécasses nous nous sommes déchirés
Mais, non, plus jamais mon âme ne retrouvera la paix
Tant que pour si peu, dans un fatal trou, enfin, je suis noyé.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Fév 2014 - 22:27

Aller chasser en Lozère, cela commence toujours comme une histoire d’amour, c’est à dire dans l’obscurité.

Ce n’est pas l’obscurité propice aux rapprochements charnels que la tyrannie des sens fait trop vite passer avant les sentiments, non, c’est l’obscurité de l’étonnement qui constate que l’on ne sait rien de ce que l’on croit connaître.

Ce beau pays ne m'est plus étranger, mais jamais je ne sais quel découverte nous allons partager, aimer c’est dire à l’autre : « Chaque matin, tu es un nouvel étonnement pour moi »

J’aime ces cent quarante kilomètres de calme et de musique.

Le Koff dort dans sa caisse, je fais à peine mieux au volant du Biper qui roule presque sans mon aide vers la sortie « Le Buisson ».

Le jour se lève à peine, je ne sais ce que nous réserve ce nouveau voyage de noce, mais je sais que même la plus profonde bredouille sera une joie malgré tout.




Il y a du brouillard, nous sortons de l’autoroute, et commence notre étrange dialogue que chaque fois le Koff engage presque toujours au même endroit :

- HouohuouhhumhumhumWhouaouaWhouhaou

- Oui, mon Koff, nous arrivons.

- Wouhouahaouhaouhumhumououou.

- Oui, mon Koff, nous allons chasser les bécassines…

Cet étrange dialogue dure plusieurs kilomètres, c’est un rituel initiatique entre nous, un moment de préparation à la chasse qui bientôt va commencer.

C’est ainsi.




Le chemin qui nous même à Taupinet commence à planter le décor d’un sérieux problème : il y a du brouillard.



Le ciel étreint le marais, et je sais alors que la chasse est vraiment impossible.

D’aucun pourrait concevoir quelques aigreurs d’avoir fait cent quarante kilomètres, pour buter dans cette impasse, mais tel n’est pas mon état d’esprit.

La Nature est très féminine et quand elle dit « Non », c’est pour mieux éprouver le désir de celui  auquel elle rêve de dire « Oui ».




Nous changeons d’endroit, le Faltre.

Je m’arrête brièvement à la ferme pour demander l’autorisation d’emprunter le chemin privé qui me même au porte du Grand jeu.

Ce bois est un excellent coin à bécasse, hélas il y a plus encore de gros gibiers, les conditions « idéales » pour attendre le retour du Koff pendant cinq heures.




J’aime les symboles.

Au delà de ce barbelé commence la quête des bécassines.

L’ami Pierrot m’a dit qu’il s’en était vu quelques unes, alors commence la quête de l’Inconnue.




Le barbelé franchi, le pas s’allonge, le Koff prend du terrain, se retourne et repart, c’est le début d’un long bonheur.




De loin, on ne voit rien, mais il y a de l’eau partout,  les oiseaux doivent y être à leur aise, ce lieu est visuellement déjà plein de promesse.




Le Koff est déjà à son affaire, prudent et circonspect, il ne s’attarde pas outre mesure sur les places chaudes.

Cela fait parti du plaisir des préliminaires, le désir est là et le plaisir naît de l’attente.

Donner un sens au plaisir, c’est donner un sens à la chasse.




L’émotion grimpe encore…




Devant, cette zone humide donne toutes les raisons d’y croire, mais la place est vide …




La vue du Koff à l’arrêt est une source sans fin d’étonnement et de plaisir, quelle chimie cérébrale peut expliquer l’immobilisation prolongée d’un être normalement si remuant ?

On pourrait que tout cela est vain, s’il n’y a pas d’oiseaux, mais cela serait sans doute mal connaître l’esprit du chasseur pour qui est le plaisir du désir dépasse celui de l’exécution.

Il m’arrive de plus regarder le Koff que de me préoccuper de ce qu’il y a peut être devant, cela tombe bien, il n’y a rien.




Toujours à la recherche de l’oiseau, je tombe sur ce cadavre d’une camionnette 2CV Citroën.

Perdue en plein champ, cette rencontre est très étonnante.




On reconnaît les bras de suspension ainsi que les batteurs de suspension qui remplaçaient les amortisseurs.




On se demande comment cette voiture est arrivée ici, il n’y a plus le moteur, les pneus ont poursuivi leurs chemin, juste le plaisir de faire la route ensemble pendant quelques secondes …




En traversant ces rochers, le Koff marque une brève hésitation, la bécassine s’envole d’un vol étrangement lent et léger…

Elle chute et puis s’envole en papillonnant, elle tombe sans retour au deuxième fracas.




Mon Koff  l’a très vite retrouvé dans les rochers.




J’ai tué et pourquoi ai-je fait cela ? Ai-je donc besoin de cette violence pour être heureux, car il est indéniable que la chute de l’oiseau m’a procuré du plaisir …

Questionnement sans réponse …




La matinée touche à sa fin, le Koff mange un peu, j’attendrai deux heures avant de reprendre la chasse, le temps pour moi aussi de ne pas tomber dans les bras d’Hypoglycémie.




Une grande partie du plaisir de la chasse en Lozère, c’est le déjeuner chez Bastide à Nasbinals.

J’y retrouve l’ami Pierrot. Je chasse sur ses terres.

Pierrot parle parfaitement patois et je repense  à Willibert et à la phrase mystérieuse de la bécasse :

« Willibert … Jehanne … Le Bioù Nédjà »

- Dis Pierrot, ça veut dire quoi « Le bioù nédjà» ?

- Quoi ?

- Le bioù nédjà

- Hum ! … Je pense que ça veut dire : « Le bœuf noyé »

- Mais ça ne veut rien dire !

- ?

Au risque de passer pour fou, je lui explique les mots scopolaxiques.

Pierrot hoche la tête et réfléchit.

- Cela doit être un nom de lieu… Cherches par chez toi un endroit qui s’appelle comme ça …

Facile à dire …

Moi, j’aime bien l’ami Pierrot, un océan, j’aurais presque dit « un marais », de gentillesse




Chez Bastide, l’éventail des plaisirs  est égal à ceux de la chasse, autant de raisons de revenir encore et encore dans ce pays de cocagne.




Tu voulais de la Viande, Ô Cube, j’ai fait de mon mieux avec le regret de n’avoir pu partager.




Le repas touche à sa fin, une certaine béatitude m’envahit, mes paupières papillonnent et s’affaissent, pour découvrir quelques longues minutes plus tard les regards hilares de ceux qui n’ont rien perdu de mes ronflements.




Monsieur le Maire lit son journal, l’ambiance est un peu triste chez Bastide car Papy Bastide, son Père, l’âme des lieux, s’en est allé, sans retour, le 17 novembre 2013, il avait 91 ans. Il parlait mi-patois mi-français avec cet accent qui rendait le lieu encore plus authentique, j’ai le grand regret de ne pas l’avoir photographié, il garde ainsi une part de son mystère, pour moi du moins.




Je suis le Koff sur un nouveau territoire, les arrêts s’enchainent, j’ai l’esprit ailleurs,

A l’évidence il y a eu des oiseaux …




Le Koff se fige, je sens que ce n’est pas pour rien, elle décolle devant, fracas, elle tombe dans l’herbe.




Elle n’est que désailé,  mon Koff la retrouve sans la toucher, son œil rond me renvoie au pourquoi de cette violence.

«Actus tragicus»




Je découvre un territoire inconnu et ces deux burons qui me font rêver.

Le Koff a déjà pris possession des lieux, nous partageons le même besoin de solitude.




Je me verrais bien vieillir ici avec mes chiens, coupé du monde par la neige plusieurs mois par an, chassant le reste l’année avec ou sans fusil, je ne désespère pas qu’un jour cela me soit indiffèrent.




Comme le gourmand qui creuse sa tombe avec ses dents, ce serait un projet un peu fou d’une mort en épectase devant la simple beauté d’un lieu qui porte à la méditation.




La quête reprend et se poursuit, un ultime arrêt …




J’ai les jambes lourdes d’avoir tant marché, mais le Koff, lui n’est lourd de rien, il est figé, je sais que l’oiseau est là. Il ne bouge, rien ne vole




La bécassine sourde décolle près de la pierre et elle vole toujours … J’en suis presque soulagé.




Petit point blanc au loin, le Koff explore le long du ruisseau, je ne l’ai pas suivi, je n’arrive plus à avancer …




Lui le peut encore !




Sur le chemin du retour, nous marquons une pose. Le Koff se roule dans l’herbe, je sens le chien heureux, ce n’est pas rien pour moi.

J’essaye d’imaginer l’odeur au retour … mais par chance, il s’est vraiment roulé dans l’herbe.




Mon regard se dilue dans ce paysage d’une remarquable austérité. Je me remémore tous les chemins, toutes les invraisemblables rencontres qui m’ont permis d’être ici aujourd’hui.
Alors, merci à vous, les amis généreux !




Je suis le plus heureux des hommes, même si, encore et toujours,  demeure le mystère du sang, de la souffrance, de la mort et du sacrifice de ce bel oiseaux sur l’autel de mon plaisir.

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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Lun 3 Mar 2014 - 17:27

Merci Benoit quel voyage encore !!!

C' est vrai que l' on pourrait se retrouver dans ce merveilleux restaurant, depuis dimanche que je regarde ton repas, j' ai toujours un peu de salive sur la lèvre inferieure  Laughing 
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Harko30

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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Lun 3 Mar 2014 - 18:54

Formidable Benoit !!! J'ai tout revisionné merci. Super bonne idée .  cheers 
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Galinago
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Lun 3 Mar 2014 - 19:32

C'est un peu du réchauffé, là encore, mais j'ai un peu la nostalgie de ces bons moments dans les marais avec mes chiens ...
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Lun 3 Mar 2014 - 21:42

Merci, Benoit, se remémorer les bons souvenirs ce n'est pas de la nostalgie, juste le plaisir de se faire plaisir. Wink 

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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Lun 3 Mar 2014 - 23:55

Galinago a écrit:





Chez Bastide, l’éventail des plaisirs  est égal à ceux de la chasse, autant de raisons de revenir encore et encore dans ce pays de cocagne.

Monsieur le Maire lit son journal, l’ambiance est un peu triste chez Bastide car Papy Bastide, son Père, l’âme des lieux, s’en est allé, sans retour, le 17 novembre 2013, il avait 91 ans. Il parlait mi-patois mi-français avec cet accent qui rendait le lieu encore plus authentique, j’ai le grand regret de ne pas l’avoir photographié, il garde ainsi une part de son mystère, pour moi du moins.


 


Papy Bastide, Pierre je suppose, le conducteur du car citroën dans le film de 1972 " la tuile à loups", difficile effectivement de comprendre son patois local. Tu pourras retrouver son physique en regardant ce film, plus jeune de quarante années il est vrai.
Amitiés Benoît et merci de nous replonger dans ton trip lozérien, c'est toujours un vrai bonheur

flower  "ben elle va marcher moins bien, forcément"  flower
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 1:07

La Tuile à loups
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La Tuile à loups est un téléfilm français réalisé par Jacques Ertaud en 1972, d'après le roman de Jean-Marc Soyez.

Synopsis:
Hiver 1970. Dans un petit village paisible du Massif central bloqué par la neige, l’on recommence à parler de la légende de la tuile aux loups qui, lorsqu’elle chantait autrefois, annonçait les grands froids et l’arrivée de loups affamés dans le village. Or, cette nuit, la tuile s’est remise à chanter et a fait renaître la peur ancestrale des loups et des sorciers. Téléfilm tourné dans le village de Nasbinals (Lozère) et sur le plateau de l'Aubrac au coeur de l'hiver, avec comme acteur "local" Pierre Bastide (famille hôtelière du bourg) en chauffeur de car, au début de cette fiction.
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 9:21

Intéressant tout ça, il va falloir me lancer dans les recherches study
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 10:52

Une belle tranche de vie a lire ou a relire sans moderation  Very Happy 

Heureux ceux qui comprenent et savourent ces instants........

Merci Benoit  cheers 
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 11:52

C'est effectivement très agréable à lire, on ne s'en lasse pas, merci Benoît!
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 12:23

Lire ou relire ... mais toujours aussi bon !!!!
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 14:14

Merci encore !


Je me régale de tes récits, le plus dur pour moi c 'est de me dire que des gens comme toi existent.
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Billy

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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Mar 4 Mar 2014 - 15:05

MERCI BENOIT, c est toujours un plaisir de te lire! même plusieurs fois , il faut bien patienter ...d ici quelques mois tu pourras de nouveau nous conter tes sorties cynégétiques , mais je sais quand attendant l appareil photo ne va pas chômer  cheers 

Billy
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Galinago
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Mar 2014 - 10:44

Petit coup de fil à l'instant à l'ami Pierrot, le maquignon.

Pierrot est maquignon en Lozère.

Maquignon a pris un sens péjoratif, mais maquignon veut simplement dire : marchand de bestiaux.

Pierrot est marchand de bestiaux en Lozère.

Et je chasse sur ses terres

Je chasse la bécassine sur les terres de Pierrot le Maquignon en Lozère.

Parler de la Lozère et la chasse aux bécassines, c’est comme parler au Grand Amour de sa Vie.

On ne lui dit pas tout de suite : « Je t’aime »

Non, pour que ça soit vrai, il faut attendre un peu.

Voilà c’est fait.

Le téléphone sonne longtemps …

- Oui ?
- Pierrot ! C’est Benoit … Benoit M. …
- Ah ! Tu vas bien ?
- Oui … et toi ?
- Ca va …
- Je te dérange Pierrot ?
- Non, non … Qu’est ce qui t’amène ?
- Voilà, j’aimerais venir voir si c’est possible de faire des photos de bécassine avec le Koff… Est-ce que je peux venir chez toi ?
- Oui… pas de problème. Ils font les baguages en ce moment… Il s’en voit quelques-unes…pas en haut, il y a encore de la neige, mais dans les bas-fonds.

Moi, le bourgeois de la ville, je connais un peu les codes : « Il s’en voit quelques-unes » veut dire qu'il y en a beaucoup.

Je sens une étrange félicité envahir mon âme de vieux garçon, demain ne me cherchez pas, je vais déjeuner chez Bastide.

- Alors à demain, Pierrot !
- A demain …

J’ai pris quelques instants pour téléphoner, puis je retourne au travail.

Le double reflet de mes lunettes sur la porte de mon bureau me rappelle les étoiles chatoyantes du soleil dans les flaques du marais…



Vivement demain …



Dernière édition par Galinago le Ven 14 Mar 2014 - 11:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   Ven 14 Mar 2014 - 11:00

Galinago a écrit:
Vivement demain …
En effet  cheers 
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MessageSujet: Re: Le Chant du Marais   

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